mardi 10 novembre 2009

Trabant ou Taliban?



Trabant ou Taliban ?
L’ennemi : il en faut un, toujours un, le bouc émissaire, le pestiféré ! A se demander ce que nous serions sans lui …

Qu’importe ce qu’il est vraiment ou comment on le définit puisque l’Ennemi c’est toujours cet autre contre lequel se construit le bien, la norme et à partir duquel, de façon défensive, se constitue une idéologie qui se sacralise sur la dépouille de la bête à abattre.

Autant dire qu’ « on » n'existe qu’en fonction de cet ennemi imaginaire qui, hélas, devient réalité - et qui ne cesse d’écrire l’Histoire dans une écriture de sang.

Vielle mythologie, sans cesse réactivée par les faiseurs de rois et dépouilleurs de pauvres, elle travaille sans relâche notre présent.
Et, comme le dernier fait d’arme fantasmatique de notre Président à Berlin nous le rappelle, elle ment, elle crée ces frontières qui séparent, ces murs qui sont toujours de la honte, là où la politique devrait figurer la possibilité d’un savoir vivre ensemble : liberté, progrès, confiance en l’autre…

Mais l’ennemi d’hier jouit toujours du privilège du pardon quand on l’a terrassé. Que la bête meure et le héros apparaît… On continue à se déchirer symboliquement la dépouille du communisme et ce sale gosse de Sarkozy accourt en criant : « c ‘est moi, c’est moi ! »

L’image de la vieille Trabant déglinguée de la R.D.A aura donc ce privilège de la nostalgie qui englobe le pire dans l’idéalisation du passé et permet ainsi de solder à bon compte la mémoire de ceux qui justement ont des comptes à demander ou à rendre…
L’ennemi d’hier est vidé de sa substance, de ses raisons d’avoir été pour laisser place au commémoratif qui signe cet armistice qui est toujours la signature du vainqueur.

La Trabant poussive fut le départ en fumée de l’après guerre : la chute du mur n’est rien d’autre que le dernier épisode de la « dernière guerre mondiale ».
Et pour d’autres, la fin du marxisme.

Et pour d’autres encore la geste inaugurale de l’ultra libéralisme dans la mondialisation et l’étouffement de la concurrence dans un renfermement mafieux sur des ententes affairistes à l’intérieur des états.

Mais l’ennemi est structurel, donc sa figure symbolique s’impose. L’ennemi extérieur est la figure autour de laquelle se coagule la confiance envers le Chef et l’illusion d’une convivialité.

Et le 11 septembre eut le bon goût de réveiller ce manque : bien que Ben Laden ne fût que réfugié en Afghanistan et que les talibans, au-delà du fascisme qu’ils y faisaient régner, ne menaçaient en rien l’ordre mondial, il furent promus en « ennemis » d’autant plus aisément qu’ils représentaient en termes géographiques, culturels et religieux, cet Autre absolu que l’allemand de l’Est ne représentait plus.

A noter cependant, qu’hier comme aujourd’hui, chez l’ « ennemi » se joue cette dramatisation interne du bourreau et de la victime qui lui laisse toujours une porte de sortie pour le jour ou l’armistice aura sonné et qu’un nouveau coupable aura été désigné pour répondre aux intérêts du moment.
L’Histoire n’a guère changé. Changez la Trabant d’hier contre le Taliban d’aujourd’hui et vous verrez combien tout patine et radote, combien se joue la même pièce déjà tant écrite et tellement lue du bien contre le mal. Il n’y a que la vérité qui ne s’écrive jamais: comme si elle nous rendait aveugle.
Sauf que…
Vous êtes du côté du bien, n’est-ce pas ?
Ça tombe bien, moi aussi : Sus à l’ennemi ! 11 novembre...

La folie des grandeurs


- Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?

Marie Ndiaye: « Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça.

Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.

Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus.

Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : « La droite, c'est la mort. »


Je lis dans RUE 89 que pour avoir écrit ceci, le dernier prix Goncourt se voit apostropher par un élu UMP qui rêve d' écrivains collabos et sous contrôle. Voici donc ce qu'écrit Eric Raoult:

« Monsieur Eric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt.
En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française.
A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. »

Un écrivain a-t-il un devoir de réserve? Le prix Goncourt dépend-il du gouvernement ou de l'Etat? Marie Nyiade appartient-elle à notre identité nationale?
Après tout n'oublions pas que De Gaulle fut déchu des sa nationalité française par le régime de Vichy... Alors, cette identité...

Mais le régime sarkoziste est en pein délire: Berlin toujours. Berlin où Sarkozy ment encore pour se donner l'illusion qu'il a écrit l'Histoire. Sarkozy que plus personne ne croit désormais et qui n'est plus que l'incarnation du ridicule dans sa "Folie des grandeurs."

Imaginons la consternation de la droite non courtisanne face à la dernière pitrerie Berlinoise du Président!

A demain sans doute pour la prochaine clownerie présidentielle: ce sera le 11 novembre. Allez raconte-nous ta vie dans les tranchées...
Allez, Nico, fais nous encore un peu rigoler!


lundi 9 novembre 2009

Sarkozy c'est L'Allemagne de l'est, pour le pire!


Berlin, Berlin? encore Berlin... Faut-il que je dise mon amour pour la culture allemande, la langue allemande, mes émotions de réveillons chez des amis à l'ouest direct sur le mur, quand nous allions chercher la vodka dans le métro, côté est, même si c'était interdit? il faut avoir un certain âge et, surtout, un certain goût pour la fête pour comprendre...
Berlin, quelques mois après la chute du mur, l'été: c'était un délire pour une victoire de football. Nationalisme gras et imbécile: Réunification?
Berlin était pour moi plus amer.

Il y a quelques mois j'étais encore à Berlin: une ville que j'aime toujours. Mais l'Est a été détruit -quand on a préservé tout ce qui était de l'architecture nazi - comme s'il fallait effacer la mémoire du socialisme.

J'étais violemment contre ce mur, contre cet Est gris et cet univers barbelé dans lequel les gens étaient cependant chaleureux: c'est pour ça que j'aimais m'y rendre.J'en garde les traces indélébiles, de tristesse mêlée à beaucoup de rire. Même si mes copains vivaient de l'autre côté du mur.

Leur cérémonie berlinoise est écoeurante et pue la vieille récup. Et d'entendre Sarkozy se croire Kennedy touche à la farce. Qu'il commence à parler un rudiment de langue étrangère pour oser... Mais il ose tout! Jusqu'à la caricature.

Et les médias sont tellement aux ordres qu'ils peuvent réinventer l'histoire. Il y avait du bonheur dans ce monde, il y avait la prison et plus encore - je l'ai vécu dans le plus dur mais n'en dirai pas plus - jusqu'à comprendre que la liberté, que la coercition n'est de nulle part mais de partout, ni de droite ni de gauche, mais qu'aujourd'hui je me bats contre Sarkozy exactement comme je combattais hier ce régime.
Quitter Berlin, oublier Sarkozy (?)


dimanche 8 novembre 2009

Ο Sarkozy επιβάλεται στη Bruni



H Bruni σχολιάζεται αρνητικάΠΙΟ ΧΑΜΗΛΟ ΠΡΟΦΙΛ ΤΗΣ ΖΗΤΗΣΕ Ο ΓΑΛΛΟΣ ΠΡΟΕΔΡΟΣΗ Carla Bruni έχει αρχίσει και μαζεύει πολλά αρνητικά σχόλια τον τελευταίο καιρό. Πριν λίγες μέρες ένα απο τα πιο σοβαρά πολιτικά περιοδικά της χώρας την χαρακτήρισε την νέα Marie-Antoinette. Πολλοί είναι αυτοί που κατηγορούν τον Nicola Sarkozy οτι επηρρεάζεται πολύ απο τη γυναίκα του και πολλές φορές εκείνη είναι που παίρνει αποφάσεις. Επειδή ήδη ...το θέμα είναι πολύ σοβαρό ο Γάλλος πρόεδρος φαίνεται οτι ζήτησε απο την Carla Bruni να χαμηλώσει λίγο το προφίλ της, να μην είναι τόσο εμφανής η παρουσία της στα κοινωνικά και κυρίως πολιτικά δρώμενα της χώρας.


Voici qui passionnera les archéologues des temps futurs - lesquels se plairont à croire que Sarkos fut inventé par Sophocle et que la belle Carla fut à l'origine de la guerre de Troie. Dans ce morceau de presse grecque on y rapporte donc, comme dans d'autres gazetttes européennes, que la première dame d'un pays barbare est désormais priée de se taire et de ne plus briller que comme joyau de la couronne.

Ainsi commence la tragédie avec ses histoires de revenants! Sans doute est-ce pourquoi, voyant la photographie de Carla lors d'une brève échappée à Venise, j'ai cru voir le spectre de... Michael Jackson!

De la haute couture aux coutures de la chirurgie esthétique, on ne sait plus trop parfois où on a la tête!

mardi 3 novembre 2009

Sarkozy, un cadeau bonux?


Les médias s’étant résignés à l’autocensure de peur de trop déranger le Président et les intérêts qu’il défend, Internet reste plus que jamais la bête à abattre.

Parmi les stratégies mises en œuvre à cet effet, il en est une particulièrement retorse car elle permet au pouvoir de gagner quelle que soit l’hypothèse retenue. Du moins en apparence… Prenons donc pour exemple ce « buzz » qui circule sur internet et qui répand l’idée que Nicolas Sarkozy, enfant, figurait sur une « réclame » Bonux, son père travaillant alors dans la publicité de cette entreprise.

Bien évidemment rien n’est crédible dans cette rumeur, l’enfant représenté n’ayant aucune ressemblance avec Sarkozy mais surtout ne correspondant pas aux 12 ans que le Président avait à l’époque.
Mais qu’importe : en diffusant un mensonge on fournit ainsi la preuve qu’internet ment et ne peut en aucun cas être crédible. Il est donc légitime de l’attaquer et de le contrôler au nom de la vérité.

En revanche, pour ceux qui voudraient croire à ce mythe –voire aussi dans l’inconscient de ceux qui crieraient à la manipulation - le message aura l’avantage d’ancrer le lecteur dans une nostalgie des années 60, dans la gentille image d’un enfant blond dans une époque où nous sommes conviés à réfléchir sur nos racines et à notre « identité nationale ». Alors que dans Bonux, il ya l’idée d’un « cadeau » et que l’image du « Petit Nicolas » traverse, à point nommé, nos écrans de manière « idéale »… Donc rien que du positif ! Nostalgie, nostalgie…

Mais cette inscription dans le temps des sixties c’est aussi l’instant qui précède le péché originel sur lequel a poussé le sarkozisme : mai 68. Or cette répulsion qu’il afficha envers cet événement a pour corollaire sa fascination pour l’idéologie 68, c'est-à-dire la dilution du social dans le bling bling libéral - libertaire du spectacle et de l’argent.
La droite doit aujourd’hui se débattre dans cette schizophrénie : refuser ce péché ou savourer la pomme… Ce poison qui contribuera un jour à sa défaite comme hier la gauche avait succombé à ce même conflit autodestructeur en travaillant contre ses électeurs. L’image « Bonux » ravive donc, en dépit de ce qu’elle souhaite désigner, la plaie originelle du sarkozisme – une plaie qui ne cesse de le gangréner. Cette plaie qui témoigne de l’incompréhension grandissante de la droite quant à cette trahison majeure de leur héros.

Vérité et mensonge fonctionnent alors de concert dans une même stratégie de l’information qui joue sur le registre de la propagande : on n’essaie pas même de convaincre, on n’utilise que les ressorts de l’inconscient, là où mensonge et vérité s’annulent. Mais l’inconscient ressort toujours là où il y a quelque chose à cacher et il n’est pas sûr que ce petit jeu ne se retourne contre ses auteurs et qu’une fois de plus nous riions de l’arroseur arrosé !

Alors s’il faut démonter ce mythe, voyons au-delà du cadeau Bonux et de cette rumeur, la machine qui les sous-tend : une vulgaire machine à laver pour recycler les vieux instincts réactionnaires et pour lessiver les cerveaux.

Décidément Sarkozy lave plus blanc !

Ou bien nous avoue-t- il, en cette période d’une droite troublée, qu’il est difficile de laver son linge sale en famille ?

lundi 2 novembre 2009

BEN: son art, sa poésie, ses idées, sa vie...


Chaque fois que je reçois la newsletter de Ben, j'ai envie de la mettre sur ce blog: vérité, décallage, art, poésie tout se confond sans enjeu, sans rien d'autre que cette poésie brute du quotidien. Alors j'envoie aujourd'hui son dernier mail:

Bonjour
(avertissement)cette newsletter est une parenthèse
Cartes sur table la transcription de ma seconde séance virtuelle chez mon psy
le psy que je vais voir quand j'en peux plus de me battre avec mon "ego"
samedi 18 H30Bonjour docteur je vous ai apporté un carnet blanc pour tout noter excusez mon retard mais “ego” ne voulait pas venir il dit que tout cela lui porte tort et qu'il le regrettera un jour.
DOCTEUR----C'est grave ; en ce moment ”ego” confond tout et devient megalo il croit qu'il est Fluxus Dada Surréaliste Non-art, Anti-art, Nouveau-Réaliste Darwinien, philosophe, poète,et même chanteur de blues tout à la fois Il boit en cachette mais cela marche pas et quand il a bu « ”ego” » devient encore plus incontrôlable il rit et braille à haute voix il dit qu'il comprend tout il dit que a la biennale de Venise qui avait pour thèmerepenser le monde il aurait fait pavillon un « vérité » et l'art se serait arrêté.

DOCTEUR « ego « ne lit plus les revues d'art il lit de plus en plus de revues scientifiques Science et vie, Science et avenir, lanti matière les trous noires - et surtout Darwin, il dit cela lui fait du bien c'est pas ajoute t'il qu'il y a moins d'ego dans la science les savants sont comme les artistes des super égoïstes mais le sujet est ailleurs.

DOCTEUR jai l'impression que « ego » travaille en secreta inventer un robot « ministre des affaires étrangères » un robot programmer pour sauver l'espece humaine « ego » dit c'est la seule solution pour se passer de « l'ego » de l'humain mais il n'y a pas que celaEgo s'intéresse aussi aux cellules souches des taupes et des bacteriesil veut une opération ou on lui ouvre son crâne pour faire de la place a de l'inertie

DOCTEUR Quand je pense art avec lui ”ego” m'explique qu'il n'y a aucune différence entre Opalka et Kristof Evrart entre Lagalla et Orlanentre Jeff Koons et Jacqueline Gainon entre Duchamp et Moretti que tous ces “ego” à quelques milligrammes près pèsent le même poids 3 klg 54 grammes et 15 milligrammes

DOCTEUR Ce matin “ego” s'est réveillé à 5 heures30 il est resté une heure assis sur le bord du lit à regarder ses doigts de pieds et à ne penser comme d'habitude qu'à lui-même puis il a regardé annie en combinaison noire qui dormaitet m'a dit :je ne sais pas si je suis un sex maniac ou pas j'aime toucher les femmes oui l'idée de toucher leur peau douce me plait mais ensuite on dirait aussi qu'elles me font peur. ou m'emmerdent

DOCTEURJe crois qu'il est jaloux de son corps je voulais une fois faire l'amour avec une femme consentante ”ego” m'a de suite créé des problèmes pourquoi tu fais ça ?à quoi ça sert ?tu vas te compliquer la vie etc alors j'ai foutu le camp.

DOCTEUR”Ego” ce matin m'a dit Ben il faut al
ler jusqu'au bout te regarder dans le miroir quel miroir je lui demande ?celui où tu ne verras que moi ou toi je suis allé alors dans la salle de bain dans le miroiril m'a fait une horrible grimace puis il a rit.

DOCTEUUR J'ai eu très peur hier soir “ego” avait beaucoup bu il ma dit 'être un Alien venu sur terre il y a des milions d'années de cela qui se nourrit et grossit en se mangeant lui-mêmeComme un serpent qui se mangerait la queue et grossirait au fur et à mesure. Au départ j'ai pensé qu'il faisait un cauchemar mais je l'ai senti se dévêtir, aller vers la fenêtre, ouvrir la fenêtre et marcher dans les airs à plus de 30 mètres au dessus de la rue. Là j'ai eu tres peur il a encore rit et dit qu'il était arrivé sur terre 486 millions d'annees de cela qu'il avait envahit les mers les peuples, les animaux,les plantes et même que qu'il avait préféré l'Homo sapiens au Neandertal trop gentil pas assez agressifpuis il a devenu rit l'espece humaine est foutu car je vais devoir bientôtpour survivre me muter en super “ego” un monstre qui survit dans les fosses sceptiques

DOCTEUR J'ai Peur Quand je pense que je suis venu vous voir pour me guérir de mon super "ego” et que super « ego »si super "ego" découvre grâce a vous qui il est on vas tous finir dans la fosse sceptique

DOCTEUR"ego" dit qu'IL est tellement égoïste qu'IL ne savait pas que cela s'appelle de l'egola tautologie où l'être se confond avec son êtreau point de ne pas pouvoir se reconnaîtreDOCTEUR J'ai une idée à vous soumettre faudrait lui faire croire qu'on l'aime qu'on l'écoute, qu'il existemême si nous savons que ce n'est que de la comédieet qu'il le sait cela pourrait peut etre quand même marcher

DOCTEURquand je lui parle dart et luidit que je suis un artiste “ego” a rit et dit que je ferais mieux de jme faire clown il dit qu'il que je suis le pantin du pouvoir comme le furent Rembrandt envers les bourgeois et Maïakovsky envers Staline.

DOCTEURBien qu'il veuille que je me débarrasse de lui dans le cercle infernal de son être “ego” il aimerait devenir importantIl aimerait qu'on dise de lui : “ego” a raison. a raison. de ne pas s'aimer Mais pour cela il faudrait qu'il trouve de quoi avoir raison Hier soir il m'a dit :je vais donc me présenter a l'expo de lyon tout nu.

DOCTEUR “ego” est lucideLa jalousie règne partout Même les non jaloux sont jaloux d'eux-mêmes De leur non jalousie Il y des jours je pense : c'est pour cela qu'”ego” rit et veut mourir
DOCTEUR“Ego” m'a dit : pas bête cet Alan Greenspan il a dit : « à moins que quelqu'un ne découvre un moyen de changer la nature de l'homme on aura toujours plus de crises »alors “ego” tu vois il semble s'être aperçu que l'”ego” ne peut pas être changé.

DOCTEUR Ce matin “ego” se tait et ne me parle plus il rumine il a trop bu hier soir je sent coupable de tout il a la gueule de bois il pense que toutes les politiques extérieurestoutes les guerres, tous les impérialismes sont de sa faute une histoires d'engrenage d' »ego » comme lui qui cherchent à survivreje lui ai dit :essayons de nous guérir de notre “ego” non impossible pourquoi ?parce que serait la fin de l'homme enlevez lui son “ego” et tout s'arrête pourquoi ?parce que l'“ego” est devenu le moteur principal de l'évolution pourquoi ? Je te mets au défi de me citer une seule activité humaine qui ne soit pas mue par l'“ego” Même moi qui te réponds c'est encore de l”ego”

Quand l'“ego” pisse sur un territoire il dit c'est à moi pourquoi ?parce que l'“ego” pour s'épanouir a besoin de se sentir libre sur un territoire sur lequel il puisse pisser, manger on respirer sans avoir peur qu'un autre “ego” l'en empêche

L'“ego” est partout dans les peuples, dans le sexe, dans l'art.

Quand je dis que tout est “ego” tout le monde est d'accord et dit oui Ma femme dit : oui mais il y a la famille L'autre dit : oui mais il y a la patrie il me faut alors passer l'argument : ok mais la famille, la patrie c'est de l'“ego” etc Même ce con qui va t'envoyer un email pour te dire que ta newsletter et ton “ego” l'emmerdent n'est qu'un “ego” qui parle

Quand l'écrivain philosophe passe à la télé pour parler de son livre "à bas l'“ego” "c'est pour faire mousser son “ego” L'anart c'est celui qui se positionne comme un « indifférent à l'art »oui mais quand il dit : je vais quitter l'art

C'est encore le « je » qui parledonc de l'“ego”et la famille, toute les famille, ta famille l'espace solidairele lieu d'amour dit d'amour regarde-le de plus près c'est un microcosme de conflits d'“egos” Puis “ego”a rit et dit Dire qu'au début je pensais : quitter la scène de l'artc'est dire nonet en quittant l'art ça raboterait, diminuerait son “ego”

Mais ce matin il m'a dit C'est horrible c'est le contrairePlus on veut être non-”ego” plus l'”ego” gonfleje suis comme Hulk.important pour mes nouveaux abonnes sachez que vous pouvez lire mes anciennes newsletter sur mon site http://www.ben-vautier.com/a la rubrique « mes newsletter » et que vous pouvez aussi vous desabonner desuite en cliquant en bas de page merci bensans avoir peur qu'un autre “ego” l'en empêcheL'“ego” est partout dans les peuples, dans le sexe, dans l'art.

Quand je dis que tout est “ego” tout le monde est d'accord et dit oui Ma femme dit : oui mais il y a la famille L'autre dit : oui mais il y a la patrie il me faut alors passer l'argument : ok mais la famille, la patrie c'est de l'“ego” etc Même ce con qui va t'envoyer un email pour te dire que ta newsletter et ton “ego” l'emmerdent n'est qu'un “ego” qui parle

Quand l'écrivain philosophe passe à la télé pour parler de son livre "à bas l'“ego” "c'est pour faire mousser son “ego”

L'anart c'est celui qui se positionne comme un « indifférent à l'art »oui mais quand il dit : je vais quitter l'art C'est encore le « je » qui parledonc de l'“ego”et la famille, toute les famille, ta famille l'espace solidairele lieu d'amour dit d'amour regarde-le de plus près c'est un microcosme de conflits d'“egos”

Puis “ego”a rit et dit Dire qu'au début je pensais : quitter la scène de l'artc'est dire nonet en quittant l'art ça raboterait, diminuerait son “ego”Mais ce matin il m'a dit C'est horrible c'est le contrairePlus on veut être non-”ego” plus l'”ego” gonfleje suis comme Hulk.important pour mes nouveaux abonnes sachez que vous pouvez lire mes anciennes newsletter sur mon site http://www.ben-vautier.com/a la rubrique « mes newsletter » et que vous pouvez aussi vous desabonner desuite en cliquant en bas de page
merci
ben

dimanche 1 novembre 2009

Sarkozy c'est (presque) fini.


Je ne peux penser l’histoire, donc l’avenir, que par optimisme.

A me demander comment même on peut accepter de penser, voire de vivre, sans cet optimisme que d’aucuns nommeraient pulsion de vie mais auquel j’attribue plutôt ce supplément de raison qui veut que le pire n’a jamais vaincu et que, si on lit l’Histoire, ce n’est toujours que dans triomphe du progrès.
Je ne suis pas dupe de la naïveté qui consiste à écrire ces mots : on trouvera toujours mille contre exemples mais je persiste dans cette ligne directrice qui porte un nom qu’on n’entend plus : progressisme !


Et, quant à choisir, autant prendre ce qui est le plus lumineux et parier pour ce qui donnera ce « bonheur » pour un peuple même si je me garde bien d’en faire une religion pour moi-même… Le bonheur n’est acceptable que si l’on n’a rien d’autre à vivre. Alors prenons-le tel qu’il est… et avec des pincettes ! Le bonheur matériel n’est pas le bonheur philosophique mais c’est sûrement pour les plus démunis la première marche à franchir !

Je dis souvent : « Sarkozy ne tiendra pas jusqu’en 2012 ».

Bien sûr, on rit, on argumente mais je tiens bon : non pas que je sois doué pour les prophéties ou que je prenne mes désirs pour des réalités. Je ne fais que méditer sur la complexité d’un monde et l’impossibilité matérielle, scientifique, à un corps de se mouvoir dans un certain espace de contradictions quand il s’expose trop ou n’existe que parce qu’il s’expose : à voir Sarkozy je ne peux percevoir qu’un système qui se nourrit d’un plus et qui pourrit par le moins. Qu’il ne soit plus en tête d’affiche et, structurellement, voici qu’il se dégonfle comme une vieille baudruche. Un produit mis en tête de gondole, promotionnel, n’existe que dans son marketing : le Sarkozy est un produit usé, démodé et de mauvaise qualité.

Il flamboie aussi vite qu’il dépérit et, c’est mon pari, le système étant connu, désormais le voici condamné à sa chute.
Elle a déjà commencée.


Fronde de la droite républicaine, rejet du peuple qui avait cru à un élan, à une vérité et qui n’a vu que les gesticulations d’un bouffon sans projet, qu’un arriviste qui voulait faire carrière quand il promettait la lune. Que la gauche soit éparpillée ne le protégera pas.
Et comme toujours la haine sera symétrique à l’amour et la déception répondra à l’espoir. A cet égard je parie donc que Sarkozy est déjà un homme fini et qu’il a beau crever de peur dans ses bunkers sécurisés chaque fois qu’il apparaît au public ou devant les médias, rien ne le protégera jamais : la balle qui l’atteindra – sans doute plus symbolique que réelle - viendra de son propre camp. Elle est déjà forgée. Il ne l’évitera pas.


Sarkozy est fini, vieilli, à bout de course. Donc dangereux, imprévisible.
Mais il ne sait plus qui l’embrasse ou qui le tue : c’est ce qui fera l’intérêt des gazettes dans les prochains mois . A suivre...